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« Il y a deux sortes de conférenciers, ceux qui sont nerveux
et ceux qui sont... menteurs. »
Mark Twain
« Grand-papa je suis enfin libre ! »
C’est sur cette phrase que se terminait mon discours que je prononçai en 2001, devant 1400 personnes et qui m’a permis de remporter la troisième place du championnat du monde pour les orateurs de Toastmasters International. Je venais de franchir une étape. Celle d’affronter ma plus grande peur : le succès.
Pourquoi la peur du succès et non celle de l’échec me direz-vous ? Parce que ce succès impliquait que je sois invité à donner d’autres conférences à travers le monde. Comme conférencier, à partir de ce moment-là, je serais continuellement à l’avant-scène et ça me terrifiait…
Malgré que je sois encore timide aujourd’hui et que j’ai toujours le trac avant de performer, je peux quand même affirmer que j’en ai fini avec la peur de parler en public. Je me souviens trop bien du temps où cette phobie me faisait prendre mes jambes à mon cou à la moindre suggestion de faire un exposé devant un groupe. Et comme « On est soi-même partout », ainsi que je le dis souvent, non seulement j’étais mal à l’aise de m’exprimer devant un auditoire, mais je l’étais aussi dans toutes mes relations humaines.
Que d’occasions j’ai manquées en amour comme en affaires ! Que de fois ai-je saboté mes chances de décrocher un travail qui me projetterait à l’avant-scène. Je me rappelle avoir souvent pleuré dans le noir en regardant un artiste évoluer sur scène, souhaitant secrètement avoir le courage d’être un jour à sa place sous les projecteurs.
Nous parlons tous en public tôt ou tard…
Qu’on veuille faire un métier public ou non, peu importe notre âge, nous devons continuellement faire face à cette peur de parler en public. Si ce n'est pas au travail ou à l’école, c'est avec nos amis et notre famille. Par exemple, vous êtes adolescent et durant la soirée de Noël, votre mère, qui est tellement fière de vous, annonce à toute la parenté que vous allez chanter ! C’est à ce moment-là que vous souhaitez être orphelin... !
Ou encore, vous assistez à une soirée entre amis et les conversations vont bon train. Soudain, sans aucune raison, tout le monde se tait en même temps, sauf vous… Très vite, vous réalisez que tous les yeux sont braqués sur votre personne. Comme vous détestez être le centre de l’attention. Paf ! Le cœur s'emballe, les oreilles s'échauffent, le cerveau ramollit. Ça y est ! Encore une fois, cette maudite phobie vous a pris de court !
La plupart d’entre nous feront tout ce qui est possible pour éviter de vivre ce stress épouvantable engendré par la peur de parler en public. Nous ne nous exprimerons devant autrui que lorsqu’il nous sera vraiment impossible de faire autrement. Est-ce votre cas ? Êtes-vous face actuellement à l’obligation pénible de prendre la parole devant un groupe ? Ou tout simplement en avez-vous assez d’être timide et de vivre en solitaire ?
Prendre la parole en public c’est comme apprendre à rouler à bicyclette
Selon mon expérience, il y a trois conditions préalables pour en finir avec cette crainte. Et j’ai de bonnes nouvelles pour vous ! Ces conditions sont efficaces pour surmonter n’importe quel type de peur. Celles-ci seront développées dans ce chapitre et les deux suivants.
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