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« Notre plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber,
mais bien de se relever chaque fois que l’on tombe. »
Confucius
Pas de peur, pas de courage
Je me souviendrai toujours de ma visite au musée « La Galerie de l'Académie » (Galleria dell'Accademia) en Italie, à Florence, où j’ai pu admirer le célèbre David de Michel-Ange. Il y avait évidemment beaucoup de personnes rassemblées autour de la fameuse sculpture de marbre blanc. Je me suis approché d’un groupe de touristes qui écoutaient une guide décrivant ce chef-d’œuvre.
« Remarquez la ligne des yeux, disait-elle, il regarde vers un ennemi beaucoup plus grand que lui. On peut facilement imaginer Goliath qui est là, tout près. Le combat va commencer. Avez-vous remarqué ? Son estomac est tendu, les pupilles de ses yeux sont dilatées, son bras est prêt à saisir sa fronde. D’après vous, quelle émotion Michel-Ange a-t-il voulu donner à son David ? Vous avez raison. La peur ! »
Cette description m’a fait beaucoup réfléchir. Selon le texte biblique, le jeune David a posé un geste héroïque et pourtant il était craintif.
Je ne l’avais jamais considéré sous cet angle. J’ai longtemps cru que les personnes courageuses n’avaient peur de rien. Pas vous ? Eh bien, une œuvre d’art venait de m’apprendre le contraire. Le courage, c’est agir MALGRÉ sa peur. Comprendre cette réalité m’a rassuré. Je dirais même que ça a amélioré mon estime de moi. J’ai appris que chaque fois que je m’exprime devant un public malgré ma peur (même s’il s’agit d’un auditoire d’une seule personne), je fais preuve de courage !
J’aimerais vous le répéter pour que vous saisissiez bien ce concept. Chaque fois que vous faites une allocution et que vous tremblez d’effroi, VOUS ÊTES COURAGEUX !
Je voudrais partager avec vous une de mes aventures « héroïques ».
Mon premier jour comme représentant de commerce
Ma main tremblante pesait une tonne. Je n’arrivais pas à la soulever pour atteindre la poignée de la porte. Dans le désert aride de ma bouche, la salive s’était évaporée. La pression du sang qui me montait au visage m’avait transformé en ampoule rougeâtre. Suant, je regardais fixement la porte du magasin, c’était une pharmacie. Pétrifié, terrifié, mortifié, je ne pouvais plus bouger. Encore une fois j’étais prisonnier de ma maudite timidité. Dix ans auparavant, j’étais figé devant une autre porte semblable à celle-ci. La porte d’une auberge de jeunesse…
Je m’étais littéralement métamorphosé en statue de sel à l’idée d’affronter mon premier client en tant que représentant d’une firme de développement photographique. Je m’étais dit qu’après tout être vendeur m’obligerait à entrer en contact avec les gens et me ferait sortir un peu plus de ma coquille. Faux ! Je m’en voulais à mort d’avoir eu cette idée stupide et maintenant j’étais pris au piège.
Pendant une heure, j’ai tourné en rond avec ma voiture dans le quartier. Heureusement qu’il n’y avait pas de policiers qui patrouillaient dans le coin. Ils auraient cru que je me préparais pour un cambriolage… Durant tout ce temps, assis dans mon automobile, je me suis tenu un long discours de motivation : « Vas-tu rester comme ça
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